Centre de connaissances Filtres Presse

Tout savoir sur les filtres-presses – Réponses aux questions fréquentes
Vous trouverez ici des réponses détaillées aux questions les plus fréquemment posées concernant les filtres-presses pour la séparation solide-liquide et le séchage des boues. Des concepts de base aux questions techniques plus spécifiques, cette section est conçue pour fournir des informations précises, fiables et actualisées sur le fonctionnement, les applications et les avantages des filtres-presses.
- Aspects généraux d'un filtre-presse
- Questions techniques
- Questions opérationnelles
- Résolution des problèmes
- Questions comparatives
Aspects généraux d'un filtre-presse
1. Qu'est-ce qu'un filtre-presse ?
Un filtre-presse est un équipement de séparation solide-liquide qui fonctionne par filtration sous pression en cycles discontinus. Il est utilisé pour déshydrater les solides en suspension contenus dans une boue afin d'augmenter sa concentration. L'ensemble filtrant est constitué d'un ensemble composé d'une série de plaques recouvertes de tissus filtrants qui, lorsqu'elles se ferment, forment des chambres qui contiendront la boue déshydratée. Cet équipement est généralement monté sur une structure surélevée afin de faciliter la collecte des boues séparées. Filtres-presses à transfert latéral pour la déshydratation des boues

2. Comment fonctionne un filtre-presse ?
Dans un filtre-presse, la suspension de boue est pompée et acheminée vers le paquet filtrant sous pression hydraulique. Le liquide traverse les toiles, tandis que les solides sont progressivement retenus jusqu'à former un gâteau dont le degré de sécheresse est spécifié dans la conception de l'équipement. Une fois le cycle terminé, l'équipement s'ouvre et le gâteau est déchargé, obtenant ainsi un liquide filtré et un résidu solide compact à haute teneur en matière sèche. Filtres-presses pour la déshydratation mécanique des boues

3. Quelles sont les principales applications des filtres-presses ?
La déshydratation des boues par filtre-presse est un procédé largement utilisé dans le traitement des eaux usées et dans les processus industriels. Dans le domaine des eaux usées, ils sont utilisés pour déshydrater les boues primaires et biologiques, généralement en vue de leur envoi à la décharge ou de leur utilisation pour le compostage, tandis que dans les processus industriels, ils sont couramment utilisés pour purifier et récupérer des produits valorisables. Filtres-presses pour la déshydratation mécanique des boues
4. Quelles industries utilisent des filtres-presses pour le traitement de leurs eaux usées ?
Les filtres-presses sont utilisés dans de nombreuses industries pour leur capacité à récupérer l'eau filtrée et les produits valorisables, à obtenir une teneur élevée en matière sèche et à réduire le volume des déchets à traiter. Ils sont couramment utilisés dans les industries chimique, pharmaceutique, alimentaire (abattoirs, produits laitiers, boissons), papetière, textile, métallurgique et minière. Ils sont également utilisés dans les tanneries, la céramique, l'agriculture et le traitement des déchets industriels.
5. Quels sont les avantages de l'utilisation de filtres-presses dans la déshydratation des boues ?
Au cours du processus d'épuration des eaux usées, les solides en suspension (TSS) sont séparés de l'eau par des processus de clarification (sédimentation et flottation) en vue de leur gestion ultérieure, qui peut se faire sous forme de rejet contrôlé, de matière à composter ou de sous-produit valorisable. Dans tous les cas, il est important de réduire leur volume au minimum afin de faciliter leur transport, ainsi que de réduire leur coût de gestion, l'espace de stockage et l'impact environnemental.
6. Quels types de filtres-presses sont disponibles ?
Il existe plusieurs types de filtres-presses :
- Filtres-presses à plaques et cadres : Il s'agit du type le plus traditionnel. Il se compose d'une série de plaques et de cadres alternés, avec un média filtrant entre eux.
- Filtres-presses avec membranes de post-pressage : dans ce type de filtre-presse, des membranes élastiques sont ajoutées à chaque plaque qui, en se gonflant, permettent une plus grande compression du gâteau de boue.
- Filtre-presse vertical ou à tour : ce type de filtre-presse est similaire au filtre-presse à plaques et cadres, mais au lieu d'empiler les plaques horizontalement, elles sont disposées verticalement dans une tour. Cela permet une meilleure utilisation de l'espace.
- Filtres à chambre encastrée : Ce filtre-presse utilise des paquets filtrants qui nécessitent de fixer solidement les toiles aux plaques. Il est parfois possible d'utiliser un mélange de plaques à membrane et de plaques encastrées.
7. Un filtre-presse est-il coûteux ?
Si l'on tient compte du degré de sécheresse atteint par ces équipements (≥30 % MS), de leur consommation énergétique et de l'espace qu'ils occupent, il s'agit d'un système économique. Il existe des technologies dont le coût d'acquisition est moindre, mais qui n'atteignent pas les valeurs de sécheresse exigées par les décharges ou dont les coûts d'exploitation sont plus élevés. De plus, ces équipements sont très robustes, ont une longue durée de vie et tombent rarement en panne.
8. Combien d'espace occupe un filtre-presse ?
Il va sans dire que les filtres-presses peuvent être de tailles très variées. Cela dit, l'espace requis pour l'installation d'un filtre-presse est généralement modéré, si l'on considère son rendement de séchage et la réduction du volume des boues déshydratées obtenues, par rapport à d'autres procédés. L'ensemble filtrant en lui-même est de taille limitée, mais il nécessite un espace supplémentaire pour les éléments auxiliaires tels que : la zone d'ouverture et de déchargement des gâteaux, le pompage d'alimentation, le tableau électrique et, dans certains cas, les trémies ou les bandes d'évacuation.

9. Un filtre-presse a-t-il un impact sur l'environnement ?
L'impact environnemental d'un filtre-presse est faible, car il s'agit d'un équipement mécanique sans émissions atmosphériques et à faible consommation d'énergie. La filtration obtenue est généralement d'une qualité suffisante pour être réutilisée comme eau de process ou dans le traitement lui-même, réduisant ainsi le volume des rejets. Les pompes généralement utilisées sont de type pneumatique, ce qui entraîne un impact sonore qui peut être minimisé grâce à une conception et un fonctionnement appropriés. Le lavage des toiles filtrantes est sporadique et peut être effectué sur place.
10. Le montage et la mise en service d'un filtre-presse sont-ils complexes ?
L'équipement est généralement livré pré-assemblé, ce qui réduit son installation à la mise en place mécanique sur site, aux raccordements hydrauliques et électriques avec les pompes, les tuyaux et les systèmes auxiliaires.
La mise en service est simple et consiste essentiellement à vérifier l'étanchéité des plaques et à régler les paramètres de conception et les automatismes (temps, débits et, le cas échéant, dosage des réactifs). Après une brève phase de tests et de formation des opérateurs, le système est opérationnel.
11. Quels sont les matériaux généralement utilisés pour la fabrication des filtres-presses ?
Les filtres-presses sont des équipements robustes fabriqués à partir de matériaux résistants au type de boue à traiter. En général, les matériaux utilisés sont les suivants :
- Structure et châssis : acier au carbone peint ou galvanisé. Dans les environnements agressifs, on utilise de l'acier inoxydable.
- Plaques filtrantes : le polypropylène est le matériau le plus couramment utilisé en raison de sa résistance chimique et de sa légèreté. Dans certaines applications spéciales, il est possible d'utiliser des plaques métalliques revêtues.
- Tissus filtrants : polypropylène, polyester ou polyamide, selon la taille des particules et le pH de fonctionnement.
- Éléments hydrauliques : acier inoxydable, acier au carbone ou matières plastiques (PP/PE/PVC).
12. Quelle est la durée de vie d'un filtre-presse ?
Les filtres-presses sont des équipements robustes, fiables et durables. Les éléments filtrants (plaques et éléments hydrauliques) peuvent avoir une durée de vie de 10 à 20 ans, tandis que les structures métalliques et les raccords peuvent avoir une durée de vie supérieure à 20 ans. Les toiles filtrantes ont une durée de vie variable (de quelques mois à plusieurs années) en fonction de la nature des boues à traiter.
Questions techniques
1. Comment fonctionne un filtre-presse à plaques et cadres ?
Les étapes de fonctionnement d'un filtre-presse de ce type peuvent être résumées comme suit :
- Fermeture du filtre. Les plaques et les cadres sont alignés et fermés à l'aide d'un système hydraulique.
- Alimentation en boue. La boue en suspension déjà conditionnée (si nécessaire avec des réactifs chimiques) est pompée à l'intérieur des chambres.
- Filtration. Le liquide traverse les tissus filtrants et s'évacue sous forme de filtrat, tandis que les solides forment progressivement le gâteau.
- Ouverture des chambres du filtre. Une fois la filtration terminée, la pression est relâchée et les plaques et les cadres sont séparés.
- Déchargement du gâteau. La boue déshydratée tombe par gravité ou est retirée mécaniquement.
- Préparation d'une nouvelle opération. Vérification et nettoyage des tissus avant de commencer un nouveau cycle.

2 . Quel est le rôle des toiles filtrantes dans un filtre-presse ?
Les toiles filtrantes sont le principal composant de filtration d'un filtre-presse, car elles retiennent les boues pompées jusqu'à atteindre la concentration de matière sèche prévue. Ces toiles déterminent le degré de filtration, la concentration de boue pouvant être obtenue, la tolérance à l'encrassement et aux lavages, ainsi que la résistance à l'abrasion et à l'agressivité du milieu. C'est pourquoi leur sélection adéquate (matériau, porosité et tissage) est fondamentale pour le bon fonctionnement et le rendement de l'équipement.

3. Quel est le temps de cycle optimal pour un filtre-presse ?
Le temps de séchage optimal d'un filtre-presse est variable, car il dépend du type et de la filtrabilité des boues, de la pression de travail, du type de toiles et des caractéristiques des gâteaux de boue déshydratés.
Le temps approximatif nécessaire pour un séchage complet varie entre 60 et 120 minutes, réparties comme suit :
- Fermeture du filtre : 2 à 5 minutes
- Filtration : 60 à 120 minutes
- Égoutté : 10 à 15 minutes
- Ouverture et déchargement des gâteaux : 10 à 20 minutes
4. Comment dimensionner un filtre-presse ?
Le calcul de conception d'un filtre-presse est relativement simple, mais il dépend de certaines données de base et des résultats de tests en laboratoire :
- À partir du débit (Q) et de la concentration de boue (C), on obtient le nombre de kg/h de boue à filtrer (CF) : Q(m3/h) * C(kgMS/m3) = CF (kg/h de boue à filtrer)
- Sur la base d'un cycle de temps en heures (t) et d'une sécheresse attendue (S), obtenus lors d'essais préalables, on calcule les kilogrammes de boue déshydratée par cycle, en fonction du débit et de la matière physique (MS) finale (MSf) (K) Kg de boue par cycle = (CF (Kg/h) x t (h)) x (C/MSf)
- Une fois la densité (D) de la boue déterminée lors d'essais en laboratoire, on obtient le volume de gâteau par cycle. V (l) = K/D litres de gâteau.
En fonction de la surface et du volume des chambres et des plaques disponibles sur le marché, le paquet filtrant est dimensionné pour le cycle.
5. Quelles sont les pressions de fonctionnement optimales d'un filtre-presse ?
Cela dépend du type de boue et de sa filtrabilité. Il est donc courant de réaliser des essais en laboratoire afin de déterminer les paramètres de base de la conception. En règle générale, la pression optimale est celle qui permet de remplir les chambres dans le temps de cycle prévu pour atteindre le degré de sécheresse requis. À titre indicatif, en fonction du type de boue, les temps de filtration attendus sont généralement les suivants :
- Boues biologiques : 6–8 bars.
- Boues physico-chimiques : 7–10 bars.
- Boues industrielles : 8–10 bar.
- Boues minières : jusqu'à 15 bars.
À partir d'un certain point, augmenter la pression n'améliore plus la filtration, mais a seulement un impact négatif sur la consommation d'énergie et la détérioration des tissus filtrants.
Lorsque le degré de sécheresse augmente en raison de l'utilisation de membranes de post-pressage, il est possible d'atteindre des pressions de 16 bars.
Les constructions habituelles des filtres-presses sont pour PN10, PN16 et, pour les cas particuliers, PN25.
6. Comment détecter la fin d'un cycle de séchage dans un filtre-presse ?
Pour détecter la fin du cycle d'un filtre-presse, on utilise généralement un critère combiné qui nécessite la mise en place de certains instruments et automatismes.
- Atteindre la pression nominale prédéfinie lors des essais, à partir de laquelle le processus n'est plus rentable (transmetteur de pression avec alarme à l'entrée du bloc filtrant).
- Réduction du débit du liquide perméat jusqu'à une valeur ≤ 5-10 % de la valeur initiale (transmetteur de débit avec alarme de minimum à la sortie du liquide perméat).
Parmi les deux paramètres de contrôle, celui qui prévaut est la pression, afin d'éviter tout dommage à l'ensemble.
7. Quels additifs sont utilisés pour améliorer les performances des filtres-presses ?
Pour améliorer la siccité des boues et accélérer la filtration d'un filtre-presse, on utilise principalement des réactifs de conditionnement, dont l'application est optimisée par des essais en laboratoire. La dose typique est généralement de 2 à 10 kg/tm de matière sèche (MS).
Les plus utilisés sont :
- Floculants (les plus courants), avec des polymères organiques qui peuvent être cationiques, anioniques et non ioniques).
- Coagulants (FeCl3,Al2(SO4)3, PAC etFeSO4) qui neutralisent la polarité et améliorent le fonctionnement des floculants.
- Chaux (CaO ou Ca (OH)2). Elle permet d'augmenter la concentration et la filtrabilité de la boue, la stabilise et augmente le pH, mais présente l'inconvénient d'augmenter la production de boues et d'avoir un effet abrasif.
Matériaux spéciaux : cellulose, diatomées, perlite. Ces types sont spécifiques à l'industrie chimique.
8 . Quelles sont les tailles de plaques habituelles et combien de plaques faut-il pour un filtre-presse ?
Les dimensions les plus courantes des plaques disponibles sur le marché sont les suivantes :
- 470 x 470 mm (petits débits)
- 630 x 630 mm (petites stations d'épuration)
- 800 x 800 mm (stations d'épuration moyennes)
- 1000 x 1000 mm (industries et stations d'épuration)
- 1200 x 1200 mm (grand format)
- 1500 x 1500 mm (grandes installations)
- 2000 x 2000 mm (industrie lourde)
Les épaisseurs les plus courantes des gâteaux obtenus sont : 25, 30, 40 et 50 mm.
Le nombre de plaques dépendra du volume total des cycles et sera dimensionné de manière à garantir la viabilité du paquet filtrant. Ce nombre varie généralement entre 10 et 100 unités, et sera d'autant plus élevé que la taille des plaques sera importante.
9 Comment décharger les gâteaux d'un filtre-presse ?
Une fois le cycle de pressage terminé, les boues déshydratées sont déchargées selon la séquence suivante :
- Arrêt alimentation.
- Dépressurisation. La fermeture électrohydraulique ou mécanique s'ouvre.
- Séparation manuelle des plaques (petits équipements) ou à l'aide d'un dispositif de déplacement automatique supérieur ou latéral (le plus courant).
- Chute des gâteaux détachés par gravité.
- Collecte des boues dans une trémie, à l'aide d'un convoyeur à bande, d'une vis sans fin, ou directement dans un conteneur.
Pour améliorer le déchargement, on utilise des systèmes tels que la secousse ou la vibration du paquet filtrant ouvert, ou bien le soufflage à l'air comprimé. Avant de refermer les plaques du filtre-presse, il est nécessaire de procéder à une inspection et à un nettoyage si nécessaire.
10. Le degré de sécheresse des boues peut-il augmenter après le pressage ?
Il est possible d'augmenter la sécheresse des gâteaux de boue déshydratés dans un filtre-presse à l'aide des systèmes internes ou externes suivants.
Systèmes internes (dans le même filtre) :
- Plaques à membrane installées dans le système, pouvant atteindre une pression de 16 bars et augmenter la sécheresse des boues de 3 à 8 %.
- Soufflage à l'air avec amélioration modérée de la sécheresse des boues (1 à 3 %).
- En ajoutant des réactifs coagulants, floculants ou de la chaux, il est possible d'augmenter le taux de sécheresse de 2 à 5 %.
Systèmes externes (hors filtre) :
- Représentation (peu courante)
- Séchage thermique, dans des séchoirs à tambour ou à disques, permettant d'atteindre des degrés de sécheresse élevés (70 à 90 %) au prix d'une consommation énergétique importante.
- Maturation et égouttage dans des systèmes de conteneurs ou sur des surfaces drainantes (environ 70 %).
- Exposition au soleil, avec une grande surface, un temps et un climat favorables (60 à 70 %)
Questions opérationnelles
1. Comment nettoyer les toiles des filtres-presses ?
Les tissus filtrants doivent être nettoyés fréquemment, soit par simple lavage, soit par des moyens chimiques, afin d'éliminer les dépôts et les colmatages, dont la composition dépend des types de boues et des additifs utilisés pour optimiser leur séchage mécanique.
Nettoyage des tissus filtrants:
- Nettoyage des tissus à l'eau sous pression après chaque cycle, si le type de boue l'exige. Dans les filtres automatiques, le lavage est effectué à l'aide de systèmes mobiles.
- Périodiquement, et lorsque cela est nécessaire, des nettoyages chimiques seront effectués avec des réactifs alcalins (NaOH et détergents spécifiques) pour éliminer les dépôts de graisses et de polymères, ou avec des acides (citrique, formique ou phosphorique) pour éliminer les incrustations et les sels. Lors de ces nettoyages, il est nécessaire de démonter et de nettoyer l'extérieur des toiles filtrantes.
2. Quel est l'entretien habituel d'un filtre-presse ?
Les filtres-presses nécessitent un entretien systématique afin de garantir une bonne déshydratation, d'éviter les pertes de charge excessives et de prolonger la durée de vie des toiles, des plaques et des éléments mécaniques.
- Après chaque cycle de filtration, il convient de procéder à une inspection visuelle afin de détecter d'éventuelles déchirures, obstructions ou résidus de gâteaux non détachés des toiles filtrantes lors du déchargement. Les réparations nécessaires doivent être effectuées.
- Révision et nettoyage des plaques d'appui et des canaux de filtration en vérifiant les zones détériorées et les fissures éventuelles. Si nécessaire, les plaques endommagées doivent être remplacées.
- Vérifier le système hydraulique (pressions et fuites éventuelles) et contrôler le niveau et l'état de l'huile hydraulique.
- Lubrification des éléments mobiles, tels que les rails, les rouleaux ou le système de serrage et de fermeture.
3. À quelle fréquence les tissus filtrants doivent-ils être remplacés ?
Le remplacement des plaques doit être envisagé dans les cas suivants :
- Le temps de filtration augmente.
- Une pression plus élevée est nécessaire pour obtenir le même débit.
- La sécheresse des gâteaux est réduite.
- Les tissus ne se rétablissent pas bien après un nettoyage à sec.
- Des ruptures sont observées.
Les toiles filtrantes d'un filtre-presse n'ont pas de durée de vie fixe. Leur remplacement dépend du type de boue, des conditions d'utilisation et de l'entretien effectué. Cependant, on peut parler de périodes de 6 mois à 2 ans pour leur remplacement. Voici quelques-uns des facteurs les plus courants qui justifient le remplacement des toiles :
- Type, dosage et qualité des réactifs floculants.
- Pression de service.
- Fréquence de fonctionnement
- Fréquence et méthode de nettoyage.
- Caractéristiques (matériau, degré de filtration) du tissu.
- Type de plaques (chambre, membrane).
4. Quelles sont les bonnes pratiques recommandées pour le fonctionnement d'un filtre-presse ?
En plus de suivre fidèlement les recommandations d'utilisation et les programmes d'entretien, il existe une série de bonnes pratiques qui contribuent à prolonger la durée de vie et les performances d'un filtre-presse :
- Ajuster correctement le dosage du floculant (un excès accélère la détérioration ou l'encrassement) et vérifier que la boue est bien épaissie.
- Éviter de travailler avec des boues à faible concentration ou mal floculées.
- Éviter d'imposer des pressions de filtration élevées si le débit n'augmente plus.
- Contrôler les temps de cycle, la sécheresse du gâteau et la pression afin de détecter les écarts.
- Démarrage en douceur et pression progressive.
- Débit stable, sans pulsations.
- Contrôle continu de la pression et du débit de filtration.
- S'assurer que les gâteaux se sont bien décollés des plaques et qu'il ne reste aucun résidu sur les toiles.
5. Comment charger les boues dans un filtre-presse ?
Après un prétraitement correct des boues par floculation et épaississement, on obtient une concentration adéquate (3 à 6 % de MS) pour procéder à leur pompage vers le paquet filtrant. Il est recommandé de procéder à un remplissage rapide (5 à 6 minutes) afin de garantir la formation correcte des gâteaux de boue. À cette fin, il est courant d'utiliser des pompes d'appoint à haut débit et basse pression, qui agissent avant de commencer la pressurisation avec les pompes principales, qui sont généralement de type pneumatique.
Pour un processus de chargement uniforme et efficace des boues, il convient de respecter une série de points :
- Suivi de l'augmentation progressive de la pression, de la réduction progressive du débit et de la qualité de filtration.
- Le filtre doit s'arrêter lorsque les valeurs de pression et de débit nominales sont atteintes de manière stable.
6. Quelle est la consommation énergétique des filtres-presses ?
Les coûts liés à la consommation énergétique d'un filtre-presse sont généralement faibles par rapport à d'autres technologies de déshydratation. Ils s'expriment mieux en kWh par tonne de matière sèche (t MS), car ils dépendent du volume traité et du degré de sécheresse atteint. La consommation habituelle se situe entre 5 et 15 KW/t MS. Cette consommation est générée par les processus suivants :
- Pompage d'alimentation en boue. Consommation continue de 50 à 70 % du total.
- Système hydraulique de fermeture. Consommation ponctuelle de courte durée (≤10 %)
- Compresseur / pompe à membrane. Consommation 10 à 20 % (le cas échéant)
- Systèmes auxiliaires. Consommation ≤10 % (lavages, vidange, automatismes).
7. Peut-on automatiser un filtre-presse ?
Les opérations d'un filtre-presse peuvent être automatisées à l'aide d'un automate programmable (PLC) à installer dans le tableau de commande et d'alimentation. Il est possible d'automatiser l'ensemble du processus de séchage mécanique :
- Fermeture des plaques par actionnement du groupe hydraulique.
- Démarrage et arrêt du compresseur d'air qui alimente la pompe pneumatique d'alimentation, avec contrôle de la pression et du débit filtré.
- Ouverture des plaques à l'aide d'un dispositif de déplacement latéral ou frontal à moteur électrique.
- Déchargement des plaques par vibration ou secoueurs.
- Gonflage des membranes après pressage.
- Lavage ou soufflage automatique des tissus.
- Activation du système de transport des gâteaux (bande transporteuse, vis sans fin).
Le filtre-presse doit être vérifié afin d'éliminer les éventuels résidus de gâteaux avant de le préparer pour la prochaine opération de séchage.
Des alarmes pour haute et basse pression sont également incluses, ainsi que pour le débit minimum, les fins de course des plaques et les capteurs de sécurité.
Il existe également des filtres semi-automatiques, dans lesquels seules certaines fonctions sont automatisées (ouverture automatique, nettoyage assisté, etc.).
8. Quelles mesures de sécurité sont prises dans un filtre-presse ?
Les filtres-presses nécessitent des mesures de sécurité, car il s'agit d'équipements qui fonctionnent à haute pression et avec des produits chimiques, ce qui entraîne des risques de coincement et de projection.
La réglementation exige la mise en œuvre :
- Protections techniques (carénages et barrières, lignes de vie, boutons d'arrêt d'urgence, instruments avec verrouillages de sécurité et protections électriques).
- Utilisation des EPI, procédures opérationnelles et formation du personnel.
- Signalisation des risques et des zones de travail.
- Conception sécurisée (espaces et accès, passerelles, protections, éclairage, etc.)
9. Comment réduire le volume occupé par les gâteaux de boue ?
Les procédés habituellement utilisés pour réduire l'espace occupé par les gâteaux secs produits par un filtre-presse sont les suivants :
- Convoyeurs à bande, vis sans fin et compacteurs.
- Vibrateurs et secoueurs de plaques facilitant la rupture des gâteaux.
- Trémies de collecte et d'accumulation des boues.
- Cordes ou chaînes briseuses qui fragmentent le gâteau lorsqu'elles tombent.
- Auvents pour la pluie et systèmes de vidange des conteneurs.
La combinaison la plus pratique consiste à décharger et à broyer les gâteaux dans une trémie à vis qui alimente un conteneur.
9 . Quels sont les paramètres de fonctionnement à contrôler pendant le fonctionnement du filtre-presse ?
Les paramètres de base pour contrôler le fonctionnement d'un filtre-presse sont les suivants :
- Déterminer la concentration et les conditions de la boue à filtrer. Il est essentiel qu'elle soit bien conditionnée et qu'elle présente un taux de sécheresse adéquat (3 à 6 % de MS).
- La pression d'alimentation permet de surveiller la formation du gâteau et de vérifier la bonne fermeture des plaques.
- Durée du cycle, qui dépend du type de boue, du degré de sécheresse souhaité et de la taille et du type de filtre.
- Débit de filtration pour contrôler l'évolution de la déshydratation.
- Sécheresse du gâteau obtenu. Elle est déterminée à l'aide d'essais en laboratoire afin de connaître la concentration de MS obtenue, dans le but d'optimiser le rendement de l'équipement.
Résolution des problèmes
1. Pourquoi mon filtre-presse produit-il des gâteaux de boue humides ?
Lorsqu'un filtre-presse produit des gâteaux de boue humide, cela est généralement dû à une stabilisation physico-chimique insuffisante de la boue. Les raisons les plus fréquentes sont les suivantes :
- La concentración del fango es baja (< 2–3 % MS).
- Floculation incorrecte due à un manque ou un excès de polyélectrolyte.
- Cycles mal réglés (pression, temps de pressage).
- Tissus filtrants colmatés ou inadaptés.
- Répartition hétérogène des boues.
- Caméras mal fermées.
- Boues organiques difficiles à sécher.
2. Qu'est-ce qui provoque le colmatage du tissu filtrant dans les filtres-presses ?
Le colmatage des pores du tissu des filtres est dû à l'obstruction par les fines particules, les polymères ou les graisses contenus dans les boues. Cela réduit la perméabilité et le rendement du filtre. Les principales causes sont les suivantes :
- Floculation insuffisante ou excès de floculant.
- Boues très diluées.
- Graisses, huiles et protéines, qui adhèrent aux fibres.
- Incrustations minérales.
- Nettoyage incorrect des tissus.
- Pressions incorrectes.
3. Pourquoi y a-t-il des fuites dans un filtre-presse ?
Les fuites se produisent lorsque le paquet de plaques filtrantes n'est pas étanche. Les causes principales sont généralement les suivantes :
- Plaques mal alignées ou déformées.
- Tissus mal placés ou usés.
- Résidus sur les surfaces de fermeture.
- Pression de filtration excessive ou insuffisante.
- Pannes du système hydraulique.
4. Comment remédier à une répartition inégale des boues dans un filtre-presse ?
La distribution irrégulière des boues peut être résolue grâce aux interventions suivantes :
- Floculation. Ajuster la dose et le point d'injection du polymère pour améliorer la floculation.
- Pression et débit progressifs. Augmenter progressivement l'apport de boues en contrôlant la pression et le débit.
- Vérification des tissus. Vérifier qu'ils sont bien placés, propres et sans résidus sur les plaques.
- Nettoyage des systèmes d'alimentation et de collecte. Éliminer les dépôts aux entrées et sorties des plaques.
- Vérifier la fermeture correcte des plaques. Vérifier la fermeture, l'équilibrage des plaques, les guides et la pression hydraulique.
- Vérification du pompage. Régler les pompes pour éviter les pulsations, vérifier que le débit est suffisant pour un remplissage initial rapide.
5. Pourquoi un filtre-presse fonctionne-t-il à capacité réduite ?
Un filtre-presse perd de sa capacité lorsque la perméabilité du système diminue et que le cycle de séchage est perturbé. Les causes les plus courantes sont les suivantes :
- Boues mal floculées en raison d'un défaut ou d'un excès de polymère.
- Tissus filtrants colmatés ou détériorés.
- Paramètres de conception du cycle mal réglés (pression, durée).
- Irrégularité dans le remplissage des chambres.
- Problèmes dus à des plaques mal alignées ou à des fuites dues à une mauvaise fermeture.
6. Pourquoi le cycle de séchage est-il plus long dans un filtre-presse ?
Le cycle s'allonge lorsque l'eau s'écoule mal à travers le gâteau et les tissus, principalement pour les raisons suivantes :
- Boue d'entrée trop diluée. Il faut plus de temps pour former le gâteau et, dans de nombreux cas, celui-ci ne se forme pas correctement.
- Floculation incorrecte. La perméabilité est réduite par la présence de flocs fins ou gélatineux.
- Excès de polymère. Gâteau collant qui adhère aux tissus et retient l'eau.
- Tissus filtrants colmatés. Le débit drainé dans les tissus est réduit.
- Pression incorrecte. Pression insuffisante ou pulsatoire.
- Pression maintenue à la fin du cycle. Une énergie inutile est consommée sans amélioration du rendement.
7. Pourquoi le filtre-presse ne démarre-t-il pas ?
Un filtre-presse peut être bloqué pour diverses raisons, généralement liées à l'hydraulique, au contrôle du processus ou aux systèmes de sécurité. Les plus fréquentes sont les suivantes :
- Protections de sécurité : plaques mal fermées, fins de course, protections ou garde-corps de sécurité ouverts, alarmes du système ou activation de l'arrêt d'urgence.
- Problèmes au niveau du système hydraulique : pression d'alimentation insuffisante, défaillance des valves hydrauliques, niveau bas dans le carter d'huile ou fuites dans le circuit.
- Pannes électriques ou de contrôle : absence d'alimentation électrique, pannes au niveau des automates programmables, des capteurs de débit et de pression ou des niveaux.
- Problèmes dans le circuit d'alimentation en boues : pompage d'alimentation, vannes fermées, blocage par les boues, obstructions dans les circuits.
- Séquence de démarrage incorrecte : un cycle précédent n'a pas été terminé.
8 Quels sont les problèmes les plus courants qui apparaissent dans un filtre-presse ?
Les problèmes les plus fréquents dans un filtre-presse sont généralement les suivants :
- Problèmes d'électricité et de contrôle au niveau du tableau électrique (fusibles magnétothermiques, etc.).
- Erreurs dans le PLC (signaux ou programmation).
- Matériaux de fabrication inadaptés aux caractéristiques physico-chimiques des boues.
- Fuites entre les plaques dues à l'usure des tissus filtrants, à la rupture ou à un mauvais scellement entre les plaques. Le problème est résolu en remplaçant les tissus et les plaques endommagés et en vérifiant le système hydraulique pour garantir une fermeture adéquate.
- Obstruction des tissus filtrants due à l'accumulation de solides. Ce problème peut être résolu en nettoyant correctement les tissus.
- Défaillances du système hydraulique dues à des fuites dans le système ou à un niveau d'huile insuffisant.
- Gâteaux de boue très humides, dus à un conditionnement incorrect de la boue ou à des paramètres de fonctionnement incorrects.
Questions comparatives
1 . Quelles sont les alternatives courantes au séchage mécanique des boues dans le traitement des eaux usées ?
Le choix de la technologie la plus efficace dépend du type de boues à traiter (biologiques ou physico-chimiques), du degré de sécheresse requis pour les boues (entre 15 et 40 %), du débit à traiter et de l'espace disponible pour l'installation de l'équipement. D'autres points à prendre en compte sont le coût d'installation et d'exploitation, ainsi que l'impact environnemental.
Les technologies les plus couramment utilisées sont les suivantes :
- Filtres à bande dans les stations d'épuration de taille moyenne pour boues urbaines mixtes et biologiques.
- Le décanteur centrifuge est couramment utilisé dans les stations d'épuration de taille moyenne et grande, dans les installations où l'espace est limité et pour les boues épaissies et digérées.
- Filtres-presses pour boues industrielles, stations d'épuration avec coûts élevés de transport ou d'élimination, et pour obtenir un taux de sécheresse élevé. Habituellement utilisés pour les boues biologiques aérobies et physico-chimiques.
- D'autres options sont les tambours rotatifs et les presses à vis, pour les stations d'épuration petites et moyennes, avec de faibles exigences en matière de déshydratation des boues. Ils sont généralement utilisés comme systèmes de pré-déshydratation.
2 . Quelles sont les différences entre un filtre-presse à plaques et un filtre à bande ?
Le filtre-presse à plaques comprime la boue en la pompant dans un ensemble de chambres étanches, tandis que dans un filtre à bande, la boue est entraînée entre deux bandes qui la compriment par tension. Voici quelques-unes des principales différences entre ces deux types de filtres-presses :
- Le degré de sécheresse des boues obtenues dans un filtre-presse est de 30 à 40 %, tandis que celui obtenu dans un filtre à bande est de 15 à 25 %.
- Un filtre-presse fonctionne par cycles (régime discontinu), tandis qu'un filtre à bande fonctionne en régime continu.
- Le coût d'investissement et d'entretien ainsi que la complexité opérationnelle sont plus élevés pour un filtre-presse que pour un filtre à bande.
- Le filtre à bande nécessite une plus grande surface au sol, tandis qu'un filtre-presse à plaques est beaucoup plus compact, même s'il nécessite une certaine hauteur et un espace supplémentaire pour l'ouverture des plaques et l'évacuation des boues.
3. Quels sont les avantages d'un filtre-presse par rapport à une centrifugeuse ?
Un filtre-presse à plaques présente plusieurs avantages par rapport à un décanteur centrifuge , notamment :
- Obtenez une boue plus sèche (30 à 40 % contre 20 à 25 %), ce qui se traduit par une réduction des coûts de transport et une diminution de la quantité de boue produite.
- La qualité du filtrage est meilleure, ce qui permet parfois de réutiliser le filtre.
- Il présente un coût énergétique et en réactifs moindre.
- Le filtre-presse est un équipement plus robuste qui nécessite moins d'entretien.
- Il est plus adapté à la déshydratation des boues complexes.
4. Un filtre-presse est-il un bon choix pour traiter de petits débits de boues ?
Un filtre-presse à plaques convient aux petits débits de boues, en particulier de type industriel ou physico-chimique, pour les raisons suivantes :
- Son fonctionnement discontinu convient aux productions faibles ou intermittentes.
- Permet d'obtenir des niveaux élevés de sécheresse dans le lisier déshydraté (30 à 40 % MS).
- Faible consommation énergétique et fonctionnement simple.
- Équipements robustes et compacts nécessitant peu d'espace.
5. Outre les filtres-presses, quelles autres techniques de séchage des boues sont disponibles ?
Il existe d'autres alternatives pour la déshydratation des boues, telles que :
- Tables d'égouttage. Il s'agit de surfaces filtrantes généralement utilisées dans les processus de pré-déshydratation.
- Lits de type serre et aires de séchage, principalement utilisés dans les stations d'épuration situées dans des zones peu pluvieuses et disposant d'une grande surface pour la déshydratation environnementale, où les boues sont étalées sur des surfaces de type gravier ou sable.
- Séchoirs thermiques. Il s'agit de systèmes qui permettent l'évaporation de l'eau par contact avec des surfaces chaudes ou de l'air chaud. Les types les plus utilisés sont les séchoirs à bande thermique, les séchoirs rotatifs, les séchoirs à disques et à plaques et les séchoirs à lit fluidisé. Le taux de séchage escompté est de l'ordre de 80 à 90 %, mais au prix d'une consommation énergétique élevée.
6. Quelles sont les différences de coûts entre les filtres-presses et les autres technologies de déshydratation ?
Le filtre-presse est la technologie dont le coût d'acquisition est le plus élevé parmi les procédés de séchage mécanique des boues, mais il s'agit souvent de l'option la plus économique à long terme, en particulier lorsque le coût du transport ou de l'élimination des boues est déterminant.
Le tableau comparatif suivant indique les coûts OPEX et CAPEX des alternatives les plus courantes :
| SYSTÈME | CAPEX | OPEX | RÉSUMÉ |
| Filtre-presse | Haut | Moyen à faible | Très sèche et peu encombrante |
| Centrifugeuse | Moyen à élevé | Moyen à élevé | Semi-sec et forte consommation d'énergie et de polymères |
| Filtre de bande | Moyen | Moyen à faible | Semi-sécheresse et forte consommation de polymères |
| Presse à vis | Sous | Moyen à faible | Sécheresse moyenne à faible et consommation élevée de polymères |
| Tambour rotatif | Moyen à faible | Sous | Faible sécheresse. Pré-déshydratation |
